Jiu-Jitsu Gi ou No-Gi : Quelle Différence et par Quoi Commencer ?

    Dès que vous vous intéressez au grappling ou au jiu-jitsu brésilien à Genève, vous tombez presque tout de suite sur un premier choix : gi ou no-gi. Dans certains cours, tout le monde porte un lourd kimono en coton. Dans d'autres, on s'entraîne en short et rashguard. Même art, même tatami, mais deux styles bien différents. Alors quelle est la différence, et par lequel commencer ?

    Le jiu-jitsu brésilien est un art de grappling : pas de frappes, seulement du contrôle, du levier et des soumissions au sol. Le gi et le no-gi sont deux façons de pratiquer le même art. La différence tient à ce que vous portez, et ce simple détail change étonnamment la façon dont l'entraînement se ressent.

    Qu'est-ce que le gi ?

    Le gi, aussi appelé kimono, est la tenue traditionnelle : une veste en coton épais, un pantalon et une ceinture. En gi, vous avez le droit d'agripper le tissu, celui de votre partenaire comme le vôtre. Ces saisies sont le cœur du jiu-jitsu en gi. Vous pouvez contrôler une manche, un col ou un revers, utiliser le tissu pour piéger les membres, et étrangler avec le col.

    Comme les saisies ralentissent tout, l'entraînement en gi est souvent plus méthodique et technique. Vous avez plus de façons de contrôler votre adversaire, mais lui aussi, donc les défenses et les petits détails comptent. Beaucoup de coachs considèrent le gi comme le meilleur endroit pour bâtir des fondations techniques solides, précisément parce qu'il y a tant de prises possibles.

    Qu'est-ce que le no-gi ?

    Le no-gi se pratique en rashguard et en short ou legging. Il n'y a pas de veste à saisir, donc tous les contrôles et étranglements basés sur le tissu disparaissent. À la place, vous contrôlez directement le corps : poignets, nuque, sous-crochets, et le même type de saisies que l'on voit en lutte.

    Sans tissu, le rythme accélère. Sans saisies pour ancrer les positions, tout est plus rapide et plus glissant, ce qui récompense le timing, la pression et le mouvement constant. Le no-gi s'appuie aussi davantage sur les clés de jambes et présente un lien clair avec la lutte et le MMA.

    Les principales différences

    Les saisies : en gi, vous saisissez le vêtement ; en no-gi, uniquement le corps. Ce seul point est la racine de presque toutes les autres différences.

    Le rythme : le gi est généralement plus lent et basé sur le contrôle, tandis que le no-gi est plus rapide et plus propice aux scrambles.

    Les soumissions : le gi ajoute les étranglements au col et au revers, tandis que le no-gi s'appuie davantage sur les clés de jambes, les guillotines et les autres attaques qui n'utilisent que le corps.

    Le transfert : le no-gi se transpose plus directement au MMA et aux situations de self-défense où personne ne porte de veste épaisse. Le gi, en retour, développe une patience et une précision qui se retrouvent directement en no-gi.

    Par lequel commencer ?

    La réponse honnête, c'est que vous ne pouvez pas vous tromper, et la plupart des pratiquants sérieux finissent par faire les deux. Quand une école propose les deux, ils se nourrissent l'un l'autre : le gi affine votre technique et votre défense, le no-gi affine votre vitesse et votre capacité d'adaptation.

    Si vous voulez un seul point de départ, beaucoup de coachs conseillent de commencer en gi, car le rythme plus lent vous laisse le temps de réfléchir et les saisies supplémentaires rendent les techniques plus faciles à ressentir et à apprendre. D'autres préfèrent débuter en no-gi, plus proche de la lutte et ne nécessitant aucune tenue particulière au-delà d'un rashguard. Les deux sont un bon premier pas. Ce qui compte bien davantage, c'est simplement de commencer et de s'entraîner régulièrement.

    Le grappling gi et no-gi à Genève

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    SOL Grappling propose des cours en gi et en no-gi dans le quartier de la Jonction à Genève. Les cours d'essai sont gratuits et les débutants sont les bienvenus. Réservez un cours d'essai gratuit et venez voir le tatami par vous-même.